Hyphen Hyphen en interview

Ce trio originaire de Nice déborde d’énergie. Chacune de leur apparition ne laisse personne indifférent et nous emporte dans leur univers pop, rock, électro. Leur nouvel album « HH » est sorti il y a quelques semaines et le groupe a accepté de répondre à nos questions lors de leur passage à « Rock in Evreux by GHF ».

Kevin : Hyphen Hyphen est avec nous. On va d’abord revenir sur le nom du groupe. Hyphen signifie « trait d’union » en anglais. Pourquoi avoir choisi ce nom ? C’est le trait d’union entre vous et le public, entre les membres du groupe ?

Hyphen Hyphen : Oui c’est ça, c’est un peu comme tu as dit c’est le lien qui nous uni tous les 3 et qui nous forcément aux gens et aux références aussi. C’est le lien qu’on fait entre différents genres et tout ça.

K : C’est vraiment le lien entre vous, le public, vous influences, tout est reparti dans ça. Et c’est le symbole que vous arborez sous vos yeux ?

HH : Oui exactement, c’est notre peinture de guerre.

K : Hyphen Hyphen c’est du rock électro, donc ça bouge beaucoup sur scène, sur vos vidéos, c’est assez énergique. Vous allez faire danser le « Rock in Evreux « ?

HH : Le but est là, de conquérir les cœurs et faire danser la foule.

K : C’est vraiment le but de votre musique, faire danser la foule ?

HH : Oui et faire oublier aux gens leur quotidien l’espace d’un instant. Mais ce n’est pas l’unique but. Le but c’est de rentrer dans les cœurs et l’album a énormément d’émotions et il n’y a pas que l’envie de fête. Je pense que c’est sur scène qu’on a envie de se transcender et les gens partent dans une espèce de transe et du reste, ça ne passe pas que par la danse, ça passe aussi par les grands moments de fraternité de fédération et d’envie d’être plus fort ensemble.

K : Ce n’est pas votre premier festival, vous êtes des habitués. Qu’est-ce que vous pensez de « Rock in Evreux », ça fait déjà 2 fois que vous venez à Evreux, en 2016 et cette année, donc c’est un bon public ?

HH : Oui on avait gardé un super bon souvenir de l’édition où on avait joué, c’était un super concert.

K : Dans vos titres, vous chantez en anglais. Pourquoi avoir choisi cette langue ? Pourquoi pas le français ?

HH : On ne s’est jamais posé la question en fait. Quand on a monté le groupe, toutes nos influences étaient anglo-saxonnes ou américaines donc c’est venu naturellement à nous. Et on s’en sert comme un instrument de cette langue. Il y a une sonorité dedans donc c’est pour ça qu’on l’utilise.

K : Vous parliez de vos influences pour vos titres et vos textes en anglais. C’est quoi vos influences ?

HH : Elles sont très très vastes d’autant plus que pour sur album on a réécouté plein de choses qui font notre culture musicale comme Nina Simone, les Pink Floyd, ou des trucs plus récents, des grosses productions américaines comme Kanye West ou The Weeknd.

K : Avec ces textes anglophones, vous pensez viser une carrière internationale ? Au-delà des frontières françaises du coup ? Vous y songez à ça ? Une carrière au Etats-Unis ou ailleurs ?

HH : Bien-sûr. Ce serait extraordinaire, un rêve que de pouvoir y parvenir.

K : Et du coup cet album qui est sorti il y a quelques semaines « HH » avec 11 titres que vous défendrez dans les festivals mais aussi à l’Olympia avec une date au mois d’octobre. C’est quelque chose d’incroyable ?

HH : C’est fou. On voit étape par étape, on s’est vu grandir et l’Olympia est l’une des étapes les plus symboliques de notre carrière jusque là.

K : Alors, au-delà de l’Olympia, qu’est-ce qui vous ferez rêver ?

HH : Déjà, passons par le zénith. Et puis continuons à grandir, à voir un peu d’Europe, un peu d’Amérique et on verra bien.

K : Comment est né cet album « HH » ? On ressent des textes féministes des fois ?

HH : Ce n’est pas très précis comme questions mais je vais essayer d’y répondre. Je pense que c’est 11 titres, 11 émotions, 11 traversées émotionnelles et il y a effectivement du girl power dans « Like Boys » et dedans il y a cette envie de revendiquer ce qui nous arrive au quotidien. C’est album très sincère qui nous raconte, nous, jeune de 25 ans un peu perdus mais avec beaucoup d’espoir.

K : Et la suite c’est quoi pour vous ? Un nouvel album en préparation ou d’abord on défend celui-là ? Peut-être que d’autres titres ont germé pendant la préparation de cet album et qui seront dans un autre ?

HH : Déjà, essayons d’occuper le plus d’espace et de faire grandir cet album. On n’a jamais été aussi fier de quoi que ce soit nos vies que HH donc essayons de le porter le plus loin possible.

K : Vous vous occupez de la composition de l’album mais aussi des clips ou même de la pochette. Donc ça prend du temps ?

HH : De A à Z. Au-delà du temps, c’est du fun et on a envie de proposer l’objet qui nous ressemble le plus et ça passe aussi par essayer de penser l’image.

Kevin Leconte

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